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Il y a les particularités liées à la procédure (l’IBESR juge d’un dossier contenant une famille adoptante avec un enfant attribué, alors que dans beaucoup de pays on accepte d’abord un dossier de parents adoptants, puis l’attribution se fait ensuite), mais aussi liées à des éléments tels que la culture, l’état économique du pays, son histoire, etc... donc forcément plus subjectifs. Ce ne sont donc que des impressions personnelles avec lesquels vous pouvez ne pas être d’accord... De plus, ce sont des généralités qui ne correspondent pas à toutes les expériences ! Si vous avez déjà adopté dans un autre pays, ou si vous connaissez d’autres pays, ce sera plutôt des remarques en comparaison.
• L’âge et le sexe des enfants : comme dit lors des questions-réponses, il y a peu de bébés très jeunes... Les familles biologiques amènent indifféremment des filles ou des garçons (contrairement à des pays comme la Chine)... Beaucoup de célibataires adoptent en Haïti, et souvent elles préfèrent adopter des filles. Donc si vous n’avez pas de préférences, on vous proposera peut-être plutôt un petit garçon...
• Les fratries : il y a souvent dans les crèches des enfants en fratries. Sourire d’Amour essaie toujours de les placer ensemble, mais pour ne pas les pénaliser et les laisser grandir là (il y a peu de dossiers de parents adoptants des fratries...), parfois la crèche les fait adopter séparément, en essayant de les “placer” dans des familles proches géographiquement, ou au moins en créant les liens entre familles adoptantes “cousines”... Décidez de votre projet d’adoption avant de contacter la crèche : adopter un enfant ou une fratrie n’est pas la même chose !
• La place des familles biologiques : Rares sont les cas d’enfants orphelins en Haïti (les démarches sont d’ailleurs bien plus compliquées pour les orphelins). Il n’y a pas ce sentiment de culpabilité comme dans d’autres pays: on comprend tout à fait qu’une famille ait de gros problèmes pour élever un enfant (Haiti fait partie des pays les plus pauvres au monde). Le contrôle des naissances est difficile lorsque le niveau d’éducation, les revenus sont si bas, sans parler de la place de la religion. Il est assez commun de “placer” ses enfants lorsqu’on ne peut pas s’en occuper. Les “restavecs” sont un exemple : des enfants esclaves chez des familles haitiennes riches. Pour beaucoup de parents biologiques, donner son enfant en adoption à une famille française, c’est lui assurer de manger à sa faim tous les jours, de recevoir une éducation, une place, et de l’amour... Les haitiens vous parlent en général fièrement de leurs enfants qui ont été adoptés et qui vivent maintenant dans une belle maison en France et vont à l’école... Ils aident à préparer l’enfant en lui disant eux mêmes qu’ils ont décidé que ce serait mieux pour lui, que son nouveau papa et maman blancs seront bientôt là pour les emmener vers leur nouvelle vie. On comprend donc que dans cette logique, la rencontre entre la famille bio & adoptante soit importante : elle efface les fantasmes d’un côté comme de l’autre : voir un visage, sentir l’odeur, entendre la voix, permet de poser la situation et se projeter vers l’avenir. L’enfant sent le passage de relais. Par la suite, les nouvelles transitent par la crèche, jamais directement entre les familles.
• Les problèmes : En général, les enfants ne souffrent pas de problème psychologique comme certains enfants des pays de l’Est ou ailleurs qui ont vécu enfermé, ou des enfants à qui l’on n’a jamais dit leur histoire. Ce sont plutôt des problèmes de santé : galle, impétigo, vers intestinaux, faiblesse de l’organisme... Ils se résorbent vite au retour et avec beaucoup d’attentions, mais vous devrez prouver votre présence et y être préparés. Les enfants haïtiens sont en général joyeux et vite plein de vie, et le communiquent vite !
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